Dossiers FinCrime · Épisode 1 · 19 min
L’affaire Christina Chapman : la laptop farm qui finançait la Corée du Nord
Faux travailleurs IT, identités volées et contournement de sanctions
Et si votre nouvel employé n’était pas celui qu’il prétend être ? Des travailleurs informatiques nord-coréens recrutés à distance sous des identités américaines usurpées, une « laptop farm » installée en Arizona et plus de 17 millions de dollars de salaires captés au profit du régime.
Le dossier complet
- Un État coupé des marchés financiers : sous sanctions internationales, la Corée du Nord cherche d’autres sources de devises.
- La solution trouvée : obtenir des emplois à distance aux États-Unis via des identités usurpées.
- Le résultat : plus de 17,1 millions de dollars de salaires captés frauduleusement.


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- Étapes 1 et 2 : identité fictive et obtention de l’emploi : création de profils à partir d’identités américaines réelles, puis embauche à distance dans des entreprises.
- Étape 3 : collecte des salaires : les salaires sont versés sur des comptes ouverts sous les identités usurpées ; la laptop farm réceptionne les ordinateurs envoyés par les employeurs et simule une activité depuis les États-Unis.
- Étape 4 : acheminement vers Pyongyang : transferts vers des comptes à l’étranger, recours probable aux cryptomonnaies, puis fonds acheminés vers la Corée du Nord.


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- Des identités réelles : numéros de sécurité sociale valides et adresses existantes.
- Des salaires versés par des canaux bancaires américains légaux, par virements de paie standards.
- Un même travailleur peut cumuler plusieurs emplois simultanément sous des identités différentes.
- La laptop farm crée une illusion de présence physique sur le territoire américain.
Ce n’est pas du blanchiment classique : c’est un contournement de sanctions déguisé en relation d’emploi ordinaire.

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Votre dispositif LCB-FT est-il prêt face à ces schémas ?
Chaque affaire décryptée dans Dossiers FinCrime révèle des failles que l’on retrouve dans les dispositifs de conformité. GCAP CONSEIL accompagne banques, fintechs et établissements assujettis dans leur architecture LCB-FT, la remédiation et les investigations.
Les affaires présentées sont des dossiers clôturés, dont l’issue judiciaire est connue. Les faits sont issus de décisions de justice et de sources publiques.

